À Bruxelles, Mazda ouvre l’année 2026 sous le signe d’un double temps fort, conjuguant première mondiale et première européenne. Le constructeur japonais capitalise sur une actualité particulièrement structurante : la révélation du CX-6e, nouveau SUV 100 % électrique dévoilé pour la première fois au monde, et la présentation européenne de la nouvelle génération de CX-5, pilier historique de sa gamme sur le marché continental. Deux modèles, deux temporalités, mais un même fil conducteur : inscrire l’électrification dans une continuité stratégique assumée.


Installée au cœur du Palais 6, la marque d’Hiroshima change clairement de dimension. Son stand, porté à près de 750 m², double de surface par rapport à l’édition précédente et adopte, pour la première fois en salon, la nouvelle identité visuelle Mazda. Un écrin volontairement épuré, inspiré du design Kodo, où la mise en scène privilégie la lecture des lignes et des volumes plutôt que la surenchère technologique. Une sobriété qui confère aux véhicules exposés une présence presque sculpturale.
CX-6e, une première mondiale stratégique
Point focal du dispositif, le Mazda CX-6e s’impose comme le « hero car » de cette édition. Drapé d’un violet profond baptisé Nightfall Violet, le SUV électrique capte instantanément les regards et s’impose déjà comme l’une des images marquantes du salon. Dévoilé lors de la conférence de presse du 9 janvier, ce modèle incarne le nouveau chapitre électrique de Mazda. Deuxième véhicule 100 % électrique de grande série après la 6e, il vise frontalement le segment stratégique des SUV familiaux en Europe.
Développé sur une plateforme issue d’un partenariat industriel avec Changan, le CX-6e affiche un gabarit généreux – environ 4,85 mètres de long – et revendique une autonomie avoisinant les 300 miles WLTP grâce à une batterie LFP d’environ 78 kWh. Des chiffres qui le positionnent sans ambiguïté face aux références émergentes du segment, tout en conservant les fondamentaux chers à Mazda : équilibre des proportions, attention portée au comportement routier et à l’ergonomie.


Sur le plan stylistique, le CX-6e transpose le langage Kodo – Soul of Motion dans un registre plus prospectif, que la marque qualifie de « Soulful Futuristic Modern ». Silhouette fluide, porte-à-faux courts, signature lumineuse expressive et traitement graphique du montant C participent à une esthétique plus émotionnelle que démonstrative. À bord, l’influence du concept japonais de « Ma », l’art de l’espace et du vide, se traduit par une planche de bord horizontale, des interfaces discrètement intégrées et des ambiances raffinées, dont une version bicolore améthyste et blanc réservée aux finitions supérieures.
Une première européenne : le nouveau CX-5
À ses côtés, la nouvelle génération de CX-5 signe sa première apparition européenne à Bruxelles. Dévoilé initialement à Tokyo, ce modèle emblématique bénéficie d’un design affiné, d’évolutions techniques ciblées et d’une nouvelle teinte Navy Blue, fruit d’un travail conjoint entre les studios de design régionaux. Sa présence répond à une logique claire : rassurer une clientèle encore attachée aux motorisations thermiques et hybrides, tout en l’accompagnant progressivement vers l’univers électrique de la marque.


En juxtaposant ces deux SUV, Mazda délivre un message limpide. L’électrification ne s’impose pas comme une rupture brutale, mais comme un élargissement de l’offre, inscrit dans une stratégie dite multi-solution. Avec la 6e déjà sur le marché et le CX-6e attendu en Europe au second semestre 2026, la gamme électrique gagne en lisibilité, sans renier l’ADN maison : plaisir de conduite, relation homme-machine et sens du détail.
À Bruxelles, Mazda ne se contente plus d’exposer. La marque affirme, au sein d’un Palais 6 très fréquenté, que l’électrique n’est plus une expérimentation périphérique, mais bien l’un des piliers de sa feuille de route européenne pour les années à venir.




